Réponses du glucose et de l’insuline à un test de tolérance au glucose administré par voie intraveineuse à des vaches laitières dont l’alimentation est restreinte et qui reçoivent des suppléments d’acide folique et de vitamine B12

Citation

Girard, C.L., Vanacker, N., Beaudet, V., Duplessis, M., Lacasse, P. (2019). Glucose and insulin responses to an intravenous glucose tolerance test administered to feed-restricted dairy cows receiving folic acid and vitamin B12 supplements, 102(7), 6226-6234. http://dx.doi.org/10.3168/jds.2019-16298

Résumé en langage clair

Pendant les périodes de bilan énergétique négatif, comme en début de lactation, on a constaté qu’un supplément combiné d’acide folique et de vitamine B12 modifiait la répartition de l’énergie. Lors d’un test de tolérance au glucose administré à des vaches laitières en lactation soumises à des restrictions alimentaires, le supplément vitaminique a diminué la libération d’insuline sans modifier le taux de clairance du glucose, ce qui suggère que le supplément vitaminique a amélioré la sensibilité à l’insuline des vaches laitières en lactation soumises à des restrictions alimentaires, ce qui pourrait expliquer les changements dans la répartition de l’énergie entre les tissus sensibles à l’insuline et les tissus insensibles à l’insuline.

Résumé

© 2019 American Dairy Science Association. Avec cette expérience, nous avons voulu déterminer si, pendant les périodes de bilan énergétique négatif, l’augmentation de la disponibilité du glucose, malgré une ingestion de matière sèche (IMS) similaire et une production laitière plus importante, induite par un supplément combiné d’acide folique et de vitamine B12 était liée aux effets de l’insuline sur le métabolisme. Seize vaches Holstein multipares en lactation depuis de 45 jours en moyenne (écart-type : 3) ont été réparties en 8 blocs de 2 animaux chacun en fonction de leur production de lait (45 kg/j; écart-type : 6) au cours de la semaine précédant le début de l’expérience. Dans chaque bloc, les vaches ont reçu une injection intramusculaire hebdomadaire de solution saline (TÉM) ou d’acide folique et de vitamine B12 (VIT) pendant 5 semaines consécutives. Puis, pendant 4 jours au cours de la dernière semaine, les vaches ont reçu 75 % de la quantité de nourriture qu’elles avaient jusque-là consommé à volonté. Des échantillons de sang ont été prélevés le matin avant le début de la restriction alimentaire et le troisième jour de la restriction alimentaire. Le quatrième jour de restriction alimentaire, le repas quotidien n’a pas été servi et un test de tolérance au glucose par voie intraveineuse a été effectué. Pendant les 4 semaines précédant la restriction alimentaire, la production de lait et la MSI n’ont pas varié selon les traitements. Pendant la restriction alimentaire, le supplément vitaminique a eu tendance à diminuer la concentration de gras dans le lait et à augmenter la concentration de lactose. Les concentrations plasmatiques d’homocystéine, d’Ile, de Leu, de Val et d’AA à chaîne ramifiée ont augmenté chez les vaches VIT pendant la restriction, mais pas chez les vaches TÉM. Pendant le test de tolérance au glucose, la hauteur du pic d’insuline était plus faible et l’aire positive incrémentielle d’insuline sous la courbe avait tendance à être plus faible pour les vaches VIT que pour les TÉM [83 (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 64-108) contre 123 (IC à 95 % : 84-180) µg-180 min/L, respectivement]. Le nadir des acides gras libres a été atteint plus tôt chez les vaches VIT que chez les TÉM [34 (95 % IC : 26-43) contre 46 (95 % IC : 31-57) min, respectivement]. L’aire sous la courbe du glucose, le taux de clairance et la hauteur du pic, le temps nécessaire pour que l’insuline atteigne le pic et le taux de clairance, de même que le nadir des acides gras libres n’ont pas différé entre les vaches VIT et les vaches TÉM. La réduction de la libération d’insuline lors d’un test de tolérance au glucose sans modification du taux de clairance du glucose ni de l’aire sous la courbe suggère que le supplément vitaminique a amélioré la sensibilité à l’insuline des vaches dont l’alimentation avait été restreinte.