Synergic effect of N and moisture on biochemical property of nodules and seed yield in chickpea.

Citation

Gan, Y.T., Jayakumar, P., Symons, S.J., et McDonald, C.L. (2008). « Synergic effect of N and moisture on biochemical property of nodules and seed yield in chickpea. », Australian Journal of Crop Science, 1(1), p. 11-22.

Résumé

Le stress hydrique nuit souvent à la formation de nodosités et au rendement grainier des légumineuses. Cependant, un apport approprié d’azote (N) peut réduire cet effet. La présente étude visait à déterminer l’effet synergique du stress hydrique et de la fertilisation azotée (N) sur les propriétés biochimiques des nodosités, la répartition de la biomasse entre les tiges, les racines et les nodosités et le rendement grainier chez le pois chiche. Nous avons cultivé la variété ‘CDC-Frontier’ inoculée avec le Mesorhizobium cicer et non inoculé, en environnement contrôlé, avec différents apports d’engrais azoté et sous différentes teneurs en eau du sol (élevée : 90 % de la capacité de rétention; moyenne : 60 %; faible : 30 %). Nous avons observé un effet synergique significatif de N et de la teneur en eau du sol sur la formation de nodosités et sur la productivité. Chez les cultures non inoculées, celles n’ayant reçu aucun apport d’engrais azoté (0N) ont eu une baisse de rendement de 174 % à la teneur élevée en eau du sol, de 90 % à la teneur moyenne en eau et de 50 % à la faible teneur en eau comparativement à celles ayant reçu une dose d’engrais azoté de 60 kg N ha⁻¹(60N). Chez les cultures inoculées, la diminution de la teneur en eau de 90 % à 30 % de la capacité de rétention du sol a causé chez celles ayant reçu un apport de 20 à 40 kg N ha⁻¹ une baisse de rendement de 25 %, soit une baisse significativement moindre que celle de 58 % pour les cultures n’ayant reçu aucun apport d’engrais azoté (0N). L’apport de N a donné lieu à une plus faible accumulation d’amides et à une plus forte accumulation de N dans les nodosités. L’apport de N a réduit l’effet négatif du stress hydrique en concentrant une plus forte proportion de la biomasse dans les racines. Or, un système racinaire plus fort permet à la plante d’absorber plus d’eau pour le transport de l’azote fixé. Dans la pratique, un faible apport de N dans les cultures de pois chiche permet de réduire les pertes de rendement dues à une formation insuffisante de nodosités en conditions de stress hydrique.

Date de publication

2008-12-31