Simulation de la biomasse aérienne du panic raide et des coûts de production dans l’est du Canada à l’aide du modèle IFSM (Integrated Farm System Model)

Citation

Duchemin, M., Jégo, G., Morissette, R. (2019). Simulating switchgrass aboveground biomass and production costs in eastern Canada with the integrated farm system model. Canadian Journal of Plant Science, [online] 99(6), 785-800. http://dx.doi.org/10.1139/cjps-2018-0331

Résumé en langage clair

Le panic raide (Panicum virgatum L. ) est une graminée herbacée vivace qui peut être utilisée comme litière pour le bétail, plantée dans des bandes enherbées et utilisée comme biocarburant, mais elle n’est pas encore cultivée à grande échelle dans l’est du Canada. Les objectifs de cette étude étaient de vérifier la performance du modèle IFSM (Integrated Farm System Model) dans la simulation de la croissance du panic raide et d’estimer son potentiel de rendement et ses coûts de production dans l’est du Canada. Nous avons évalué la performance du modèle IFSM à l’aide du rendement en matière sèche (MS) du panic raide (cultivar 'Cave-in-Rock') mesuré au cours de trois saisons de croissance (2015–2017) dans le sud du Québec, au Canada. Le modèle fonctionnait relativement bien, avec une erreur de prédiction de 19,5 % pour l’étalonnage et de 27,9 % pour la validation. Les résultats d’une simulation du rendement potentiel et de la gestion économique à long terme (1986–2015) pour cinq sites de production de panic raide dans l’est du Canada indiquaient que les rendements moyens en MS à Québec et à Fredericton (9,6 et 9,7 t ha−1, respectivement) étaient significativement inférieurs à ceux des villes de Saint-Hubert, d’Ottawa et de London (10,8, 10,4 et 11,0 t ha−1, respectivement). Les coûts de production annuels moyens par tonne de MS pour la récolte printanière étaient plus élevés dans les sites à faible rendement (66,67 $ CA à Fredericton et 64,50 $ à Québec, respectivement) que dans les sites à rendement élevé (60,10 $, 62,82 $ et 60,08 $ à Saint-Hubert, Ottawa et London, respectivement). Les coûts de production estimés par le modèle IFSM se situaient dans la plage des valeurs calculées indiquées dans d’autres analyses agro-économiques réalisées en Ontario et au Québec. L’analyse multivariée a confirmé que la croissance du panic raide dans l’est du Canada était davantage limitée par les températures fraîches et le manque de rayonnement solaire que par le manque de précipitations. Ces résultats mettent également en évidence des différences agroclimatiques attribuables à la situation géographique des sites à l’étude (c.-à-d. gradient ouest-est). De plus, les résultats de la présente étude confirment que le modèle IFSM est un outil utile pour estimer la biomasse aérienne de MS et les coûts de production à long terme pour une culture émergente comme le panic raide dans l’est du Canada.

Résumé

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019. Le panic raide (Panicum virgatum L.) est une graminée herbacée vivace qui peut être utilisée comme litière pour le bétail, plantée dans des bandes enherbées et utilisée comme biocarburant, mais elle n’est pas encore cultivée à grande échelle dans l’est du Canada. Les objectifs de cette étude étaient de vérifier la performance du modèle IFSM (Integrated Farm System Model) dans la simulation de la croissance du panic raide et d’estimer son potentiel de rendement et ses coûts de production dans l’est du Canada. Nous avons évalué la performance du modèle IFSM à l’aide du rendement en matière sèche (MS) du panic raide ('Cave-in-Rock') mesuré au cours de trois saisons de croissance (2015–2017) dans le sud du Québec, au Canada. Le modèle fonctionnait relativement bien, avec une erreur quadratique moyenne normalisée de 19,5 % pour l’étalonnage et de 27,9 % pour la validation. Les résultats d’une simulation du rendement potentiel et de la gestion économique à long terme (1986–2015) pour cinq sites de production de panic raide dans l’est du Canada indiquaient que les rendements moyens en MS à Québec et à Fredericton (9,6 et 9,7 t ha−1, respectivement) étaient significativement inférieurs à ceux des villes de Saint-Hubert, d’Ottawa et de London (10,8, 10,4 et 11,0 t ha−1, respectivement). Les coûts de production annuels moyens par tonne de MS pour la récolte printanière étaient plus élevés dans les sites à faible rendement (66,67 $ CA à Fredericton et 64,50 $ à Québec, respectivement) que dans les sites à rendement élevé (60,10 $, 62,82 $ et 60,08 $ à Saint-Hubert, Ottawa et London, respectivement). Les coûts de production estimés par le modèle IFSM se situaient dans la plage des valeurs calculées indiquées dans d’autres analyses agro-économiques réalisées en Ontario et au Québec.

Date de publication

2019-01-01