Residual soil nitrogen in soil landscapes of Canada as affected by land use practices and agricultural policy scenarios

Citation

Yang, J.Y., Huffman, E.C., DeJong, R., Kirkwood, V., MacDonald, K.B., et Drury, C.F. (2007). « Residual soil nitrogen in soil landscapes of Canada as affected by land use practices and agricultural policy scenarios. », Land Use Policy, 24(1), p. 89-99. doi : 10.1016/j.landusepol.2006.03.002

Résumé

On en est à définir au Canada des indicateurs agroenvironnementaux qui serviront à évaluer la durabilité de l’environnement des activités de production agricole et à préparer les rapports sur le sujet. Les préoccupations sur la qualité de l’eau ont mené à proposer un indicateur, appelé « azote résiduel dans le sol » (ARS), qui fournit des données sur l’azote laissé chaque année dans le profil pédologique après les récoltes. Le bilan azoté de l’agriculture canadienne (BAAC) intègre cet indicateur au modèle d’analyse régionale de l’agriculture au Canada (MARAC) pour évaluer les implications des scénarios en matière de politiques agricoles nationales et régionales. Le BAAC est capable de mener des scénarios-analyses et des mises à l’échelle de sorte que ses extrants peuvent être générés et cartographiés au niveau des pédopaysages du Canada (échelle 1:1 million), ainsi qu’aux échelles provinciales et nationales. À l’aide des données tirées du recensement de l’agriculture de 1981 et de 1996, le BAAC a prédit les niveaux de l’ARS à travers le Canada en 2008. En tenant compte des changements quant aux superficies cultivées, au nombre d’animaux, à la fertilisation et aux pratiques en matière d’alimentation animale, et retenant, pour chaque changement, un taux d’adoption bas, moyen et élevé, les répercussions des scénarios du MARAC relatifs aux politiques pour l’année 2008 sont évaluées et formulées en changements ARS par rapport à un scénario basé sur le maintien du statu quo. Selon le scénario du statu quo, la moyenne nationale, pour ce qui est de l’ARS va passer de 21,8 kg N/ha en 1981 à 36,5 kg N/ha en 2008. De 1996 à 2008, la proportion des terres agricoles contenant un excès d’azote de plus de 40 kg l’hectare, est passée de 18 % à 34 % à cause d’une augmentation dans l’utilisation des fertilisants, dans l’épandage de fumier et dans les superficies consacrées aux légumineuses. Des changements quant à l’utilisation du sol, par exemple la diminution des superficies en jachère ou la conversion de superficies cultivables annuellement en superficies consacrées aux plantes fourragères pérennes ou à la forêt, semblent avoir un effet mineur sur les niveaux d’ARS comparativement au scénario du statu quo. Toutefois, les scénarios, relatifs aux politiques, qui améliorent les pratiques de fertilisation azotée et les pratiques de l’alimentation animale, prédisent une diminution marquée des niveaux d’ARS, réduisant d’autant le risque de contamination de l’environnement par les nitrates.

Date de publication

2007-01-01