Relevé « Piler Dirt » pour l’échantillonnage et la détection des nématodes à kyste de la pomme de terre

Citation

Mimee, B., Dauphinais, N., Bélair, G. (2019). “Piler Dirt” survey for the sampling and detection of potato cyst nematodes. Plant Disease, [online] 103(8), 2065-2069. http://dx.doi.org/10.1094/PDIS-12-18-2188-RE

Résumé en langage clair

Les nématodes à kyste de la pomme de terre constituent une menace importante pour la production de pomme de terre à l’échelle mondiale et ont d’importantes répercussions économiques en raison des pertes de rendement, mais aussi en raison des dépenses associées aux procédures de réglementation. Afin de réduire le travail d’échantillonnage, nous proposons une autre stratégie d’échantillonnage appelée « Piler Dirt » qui consiste à prélever la terre transportée avec les pommes de terre durant leur transfert à l’entreposage. La méthode s’est révélée plus sensible que la méthode de référence pour la détection des champs infestés par le G. rostochiensis. La quantification du nombre de kystes par kg de sol était proportionnelle entre les deux méthodes à des densités de population faibles et modérées, mais aucune corrélation n’a été trouvée à des densités élevées. Dans l’ensemble, le Piler Dirt semble être un bon compromis pour réduire le temps et le coût de la main-d’œuvre sans influer de manière significative sur la sensibilité. Elle sera toutefois difficile à mettre en œuvre, car elle doit être faite en même temps que la récolte et nécessitera la participation des producteurs pendant une période de pointe.

Résumé

© 2019 Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les nématodes à kyste de la pomme de terre constituent une menace importante pour la production de pomme de terre à l’échelle mondiale et ont d’importantes répercussions économiques en raison des pertes de rendement, mais aussi en raison des dépenses associées aux procédures de réglementation. Afin de réduire le travail d’échantillonnage, nous avons proposé une autre stratégie appelée « Piler Dirt » qui consiste à recueillir la terre transportée avec les tubercules de pomme de terre durant leur transfert à l’entreposage. La méthode s’est révélée plus sensible que la méthode de référence pour la détection des champs infestés par le G. rostochiensis. La quantification du nombre de kystes par kilogramme de sol était proportionnelle entre les deux méthodes à des densités de population faibles et modérées (R2 = 0,885), mais aucune corrélation n’a été trouvée à des densités élevées. Cependant, la quantité de sol générée par la méthode était excessivement grande pour être traitée par les laboratoires de diagnostic. Il a été démontré que le sous-échantillonnage de six aliquotes, chacune équivalant à 5 000 cm3/ha, de la quantité totale de sol généré par la méthode Piler Dirt, a donné une probabilité de 97 % de détecter les champs infestés, 95 % du temps dans notre ensemble de données. Dans l’ensemble, Piler Dirt semble être un bon compromis pour réduire le temps et le coût de la main-d’œuvre sans affecter de manière significative la sensibilité. Cependant, elle sera difficile à mettre en œuvre, car elle doit être réalisée en même temps que la récolte et nécessitera la participation des producteurs pendant une période de pointe.

Date de publication

2019-01-01

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