Relation entre la tolérance à la dessiccation et la formation de biofilm d’Escherichia coli producteur de shigatoxines

Citation

Javed, M.Q., Kovalchuk, I., Yevtushenko, D., Yang, X., Stanford, K. (2024). Relationship between Desiccation Tolerance and Biofilm Formation in Shiga Toxin-Producing Escherichia coli. Microorganisms, [online] 12(2), http://dx.doi.org/10.3390/microorganisms12020243

Résumé en langage clair

Nos travaux antérieurs ont révélé que la population d’E. coli présente sur les carcasses ayant été refroidies à sec contenait une plus petite proportion de bactéries formant des biofilms. L’effet bactéricide du refroidissement à sec repose sur la dessiccation. Pour déterminer si la dessiccation peut être une approche écologique pour lutter contre les biofilms, nous avons évalué la réponse à la dessiccation d’un grand nombre d’E. coli (n = 245) à l’état libre et dans des biofilms. Nous avons constaté que tous les E. coli exposés à une humidité relative (HR) de 75 % à 0 °C ou à 35 °C avaient une croissance réduite. La capacité d’E. coli à former un biofilm n’a pas eu d’incidence sur la réduction de la croissance à une HR de 75 %. Les résultats de la présente étude montrent que la dessiccation à une HR de 75 % est prometteur comme nouvelle mesure antimicrobienne permettant d’éliminer les E. coli formant des biofilms.

Résumé

Résumé La présence d’Escherichia coli producteur de shigatoxines (STEC) est une préoccupation majeure dans l’industrie alimentaire et nécessite des mesures de lutte efficaces pour prévenir les maladies d’origine alimentaire. Des études antérieures ont montré qu’il est de plus en plus difficile de lutter contre le STEC formant des biofilms. La dessiccation, obtenue par stress osmotique et élimination de l’eau, s’est révélée être une mesure antimicrobienne potentielle. Cette étude portait sur 254 souches d’E. coli de génétique diverse prélevées sur des bovins, des peaux de carcasse, des carcasses dépouillées et de l’équipement de transformation. De ce nombre, 141 (55,51 %) présentaient des STEC et 113 (44,48 %), des E. coli génériques. La capacité de formation de biofilm de ces isolats a été évaluée, et leur tolérance à la dessiccation a été étudiée pour comprendre la relation entre la température de croissance, l’humidité relative (HR) et la survie des bactéries. Seulement 28 % des isolats de STEC avaient la capacité de former des biofilms, comparativement à 60 % des E. coli génériques. Les surfaces en acier inoxydable ont été exposées à différentes combinaisons de température (0 oC ou 35 oC) et d’humidité relative (75 % ou 100 %), et les taux de fixation et de survie des bactéries ont été mesurés sur 72 heures et comparés aux témoins. Les résultats ont révélé que toutes les souches exposées à une humidité relative de 75 % à n’importe quelle température avaient une croissance réduite (p < 0,001). En revanche, les conditions de 35 oC et 100 % d’humidité relative favorisaient la prolifération bactérienne, à l’exception des isolats formant les biofilms les plus forts. La capacité d’E. coli à former un biofilm n’a pas eu d’incidence sur la réduction de la croissance à une HR de 75 %. Par conséquent, le traitement de dessiccation à une HR de 75 % à des températures de 0 oC ou 35 oC est prometteur comme nouvelle mesure antimicrobienne pour éliminer les E. coli formant un biofilm sur les surfaces et de l’équipement difficiles à nettoyer dans les installations de transformation des aliments.

Date de publication

2024-02-01

Profils d'auteurs