Pertinence du contrôle des graines de mauvaises herbes durant la récolte pour la folle avoine (Avena fatua), le gaillet bâtard (Galium spurium) et les ressemis spontanés de canola (Brassica napus) dans l’Ouest canadien

Citation

Tidemann, B.D., Hall, L.M., Harker, K.N., Beckie, H.J., Johnson, E.N., Stevenson, F.C. (2017). Suitability of Wild Oat (Avena fatua), False Cleavers (Galium spurium), and Volunteer Canola (Brassica napus) for Harvest Weed Seed Control in Western Canada. Weed Science, [online] 65(6), 769-777. http://dx.doi.org/10.1017/wsc.2017.58

Résumé en langage clair

À mesure que la résistance aux herbicides augmente, de nouvelles méthodes non chimiques de lutte contre les mauvaises herbes sont nécessaires. Le contrôle des graines de mauvaises herbes durant la récolte est une nouvelle méthode de lutte qui cible les mauvaises herbes normalement disséminées par les moissonneuses-batteuses afin d’empêcher qu’elles s’ajoutent à la réserve de semences du sol et constituent un problème pour les années à venir. Nous avons réalisé une étude visant à déterminer si trois mauvaises herbes problématiques au Canada (folle avoine, gaillet bâtard et ressemis spontanés de canola) avaient encore suffisamment de graines sur la plante au moment de la récolte, à une hauteur où les graines seraient passées dans la moissonneuse-batteuse, pour permette le contrôle des graines à la récolte dans l’Ouest canadien. La folle avoine a invariablement perdu des graines tôt : il ne restait que 56 % des graines au moment de l’andainage et 30 % environ lors de la récolte à la moissonneuse-batteuse. La plupart des graines sont produites suffisamment haut pour être facilement récoltées par la moissonneuse-batteuse. La rétention des graines du gaillet bâtard différait selon le lieu et l’année, mais en général, moins de graines étaient perdues que pour la folle avoine. La majorité des graines se trouvent à une hauteur suffisante du sol pour que la moissonneuse-batteuse puisse les récupérer. Les ressemis spontanés de canola ont perdu très peu de graines avant la récolte à la moissonneuse-batteuse (environ 5 %) et les graines se trouvaient assez haut au-dessus du sol pour que la moissonneuse-batteuse les ramasse. Des trois espèces que nous avons examinées, le canola spontané était la meilleure cible, suivi du gaillet bâtard et, enfin, de la folle avoine. Cette étude a montré que les méthodes de contrôle des graines de mauvaises herbes durant la récolte peuvent être applicables dans l’Ouest canadien, mais que leur efficacité dépendra de l’espèce ciblée ainsi que des conditions environnementales spécifiques au lieu et à l’année.

Résumé

© 2017 Weed Science Society of America. Comme les options de lutte chimique contre les mauvaises herbes deviennent de plus en plus limitées en raison de la sélection en fonction de la résistance aux herbicides, il est nécessaire de rechercher d’autres outils non chimiques. Le contrôle des graines de mauvaises herbes durant la récolte est une méthode de lutte qui cible et détruit les graines de mauvaises herbes qui seraient autrement dispersées par les moissonneuses après le battage. On ne sait pas si les mauvaises herbes problématiques de l’Ouest canadien conservent leurs graines en quantité suffisante jusqu’à la récolte à une hauteur permettant leur collecte. Nous avons mené une étude sur une période de deux ans dans trois sites pour déterminer si les critères de rétention et de hauteur étaient atteints pour la folle avoine, le gaillet bâtard et les ressemis spontanés de canola. La folle avoine perdait invariablement ses graines tôt, et le taux de rétention des graines, quoique variable, atteignait en moyenne 56 % au moment de l’andainage du blé et diminuait jusqu’à récolte directe du blé et des féveroles. La majorité des graines retenues se trouvaient à plus de 45 cm du sol et se prêtaient à la collecte. La rétention des graines du gaillet bâtard variait beaucoup selon le site et l’année, mais était généralement plus élevée que celle de la folle avoine. La majorité des graines étaient retenues à plus de 15 cm au-dessus du sol et seraient considérées comme récupérables. Les graines de canola avaient généralement une rétention supérieure à 95 % et se trouvaient en majorité à plus de 15 cm du sol. Les espèces arrivent dans l’ordre suivant en ce qui concerne la possibilité de recourir au contrôle des graines durant la récolte : canola > gaillet bâtard > folle avoine. L’efficacité des systèmes de contrôle des graines de mauvaises herbes durant la récolte dans l’Ouest canadien dépendra de l’espèce ciblée et des conditions environnementales propres au site et à l’année.

Date de publication

2017-11-01

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