Nitrous oxide emissions respond differently to mineral and organic nitrogen sources in contrasting soil types

Citation

Pelster, D.E., Chantigny, M.H., Rochette, P., Angers, D.A., Rieux, C.M., et Vanasse, A. (2012). « Nitrous Oxide Emissions Respond Diff erently to Mineral and Organic Nitrogen Sources in Contrasting Soil Types. », Journal of Environmental Quality, 41(2), p. 427-435. doi : 10.2134/jeq2011.0261

Résumé

En matière de fertilisation azotée (N), on considère souvent divers types de fumiers comme des substituts viables aux engrais azotés minéraux. Or, les effets du type de fertilisation sur la production de N₂O peuvent varier. Dans cette étude, nous avons mesuré durant deux ans les émissions de N₂O à partir de deux types de sol différant par leur texture et leur teneur en carbone (C) sous un climat frais et humide. Voici les traitements que nous avons étudiés : témoin sans fertilisation azotée, nitrate d’ammonium et de calcium, fumier de volaille, lisier de bovin et lisier de porc. Ces sources d’azote ont été épandues à la surface du sol à raison de 90 kg N ha⁻¹ et immédiatement incorporées au sol avant le semis de blé de printemps (Triticum aestivum L.). Les émissions cumulatives de N₂O-N à partir du sol limono-argileux ont varié de 2,2 à 8,3 kg ha⁻¹ an⁻¹ et elles étaient légèrement plus faibles dans les parcelles témoins que dans les parcelles fertilisées (P = 0,067). Le coefficient d’émission de N₂O moyen sur deux ans a varié de 2,0 à 4,4 % de la quantité d’azote ajoutée, mais n’a pas varié selon la source d’azote. Les émissions de N₂O à partir du sol limoneux-sableux ont varié de 0,3 à 2,2 kg N₂O-N ha⁻¹ an⁻¹; elles étaient plus fortes pour les engrais organiques que pour l’engrais minéral (P = 0,015) et les plus élevées pour le fumier de volaille (P < 0,001). En effet, les parcelles fertilisées au fumier de volaille ont présenté un coefficient d’émission de N₂O de 1,8 %, soit plus du double de ceux des autres traitements (de 0,3 à 0,9 %), probablement en raison de la forte teneur en C de ce fumier. Pour le sol limono-argileux, les émissions de N₂O exprimées par unité de rendement en azote de la culture (g N₂O-N kg⁻¹ N des grains récoltés) étaient semblables pour tous les traitements, tandis que, pour le sol limoneux-sableux, elles étaient les plus fortes pour le traitement au fumier de volaille. Nos résultats semblent indiquer que, par rapport aux engrais azotés minéraux, l’épandage de fumier ou de lisier n’augmente les émissions de N₂O que dans les sols à faible teneur en carbone.

Date de publication

2012-03-01