Methodology for determining relationships between inoculum concentration of Botrytis cinerea and Penicillium expansum and stem end decay of pear fruit

Citation

Spotts, R.A., Wallis, K.M., Serdani, M., O'Gorman, D.T., et Sholberg, P.L. (2008). « Methodology for determining relationships between inoculum concentration of Botrytis cinerea and Penicillium expansum and stem end decay of pear fruit. », Plant Disease, 92(3), p. 451-455. doi : 10.1094/PDIS-92-3-0451

Résumé

La présente étude visait à établir les relations quantitatives existant entre la fréquence de pourriture de l’extrémité pédonculaire des poires et la concentration des inoculums de Botrytis cinerea et de Penicillium expansum. Au moyen d’une tour d’inoculation, nous avons appliqué aux fruits cinq concentrations de conidies sèches de ces champignons. Nous avons ensuite entreposé les poires à -1 °C pendant huit mois, puis nous avons évalué le pourcentage de pourriture de l’extrémité pédonculaire. De plus, nous avons prélevé par rinçage les conidies se trouvant à la surface des fruits ainsi traités, nous en avons extrait l’ADN et nous l’avons soumis à une analyse quantitative par réaction en chaîne de la polymérase (RCP). Nous avons observé une régression linéaire significative (P = 0,01) entre le pourcentage de moisissure grise de l’extrémité pédonculaire et le nombre de conidies de B. cinerea par litre d’air ou par centimètre carré de surface de fruit. Avec la dose la plus élevée d’inoculum introduite dans la tour, le nombre de conidies par litre d’air, le nombre de conidies par centimètre carré et le pourcentage de moisissure grise de l’extrémité pédonculaire, huit mois après l’inoculation, étaient respectivement de 12, 31 et 39 en 2000 et de 6, 33 et 67 en 2001. Nous avons également observé une régression linéaire significative entre le pourcentage de moisissure bleue de l’extrémité pédonculaire et le nombre de conidies de P. expansum par litre d’air (P = 0,01) ou par centimètre carré de surface de fruit (P = 0,05). Avec la dose la plus élevée d’inoculum introduite dans la tour, le nombre de conidies par centimètre carré et le pourcentage de moisissure bleue de l’extrémité pédonculaire, huit mois après l’inoculation, étaient respectivement de 39 et 26 en 2000 et de 66 et 23 en 2003. La RCP en temps réel a permis une analyse quantitative rapide des ADN de B. cinerea et de P. expansum présents à la surface des poires. Comme la sensibilité de ces fruits à la pourriture pourrait varier d’une année à l’autre, la relation entre dose d’inoculum et fréquence de pourriture permet sans doute des comparaisons plus utiles à l’intérieur d’une même année que d’une année à l’autre. Il serait ainsi plus facile de comparer les risques de pourriture associés aux divers vergers et de déterminer ainsi quels fruits conviennent le mieux à l’entreposage à long terme.

Date de publication

2008-03-01

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