Les anthocyanes des airelles rouges protègent les cellules cardiaques de l’apoptose provoquée par le stress oxydatif

Citation

Isaak, C.K., Petkau, J.C., Blewett, H., Karmin, O., Siow, Y.L. (2017). Lingonberry anthocyanins protect cardiac cells from oxidative-stress-induced apoptosis, 95(8), 904-910. http://dx.doi.org/10.1139/cjpp-2016-0667

Résumé en langage clair

Les airelles rouges que l’on cultive dans le nord du Manitoba, au Canada, présentent des concentrations exceptionnellement élevées des antioxydants appelés anthocyanes, et d’autres polyphénols. Des études antérieures menées dans notre laboratoire ont montré que les anthocyanes d’airelles rouges peuvent protéger les cellules du cœur contre la mort des cellules privées de nutriments et d’oxygène. Comme les régimes alimentaires riches en anthocyanes ont été associés à une baisse des taux de maladie cardiovasculaire et de mortalité, nous avons utilisé du peroxyde d’hydrogène dans notre étude pour déclencher la mort des cellules du cœur en laboratoire et ainsi vérifier si les anthocyanes des airelles rouges peuvent les protéger de la mort. À l’aide d’une combinaison de techniques permettant de détecter les cellules à différents stades de la mort, les chercheurs ont découvert que de faibles doses des trois principales anthocyanes présentes dans l’airelle rouge (cyanidine-3-galactoside, cyandine-3-glucoside et cyanidine-3-arabinoside) et qu’une association de ces trois composés ont protégé les cellules du cœur de la mort. Un effet protecteur proportionnel à la dose (plus d’airelles rouges donnent plus de protection) a également été démontré avec un extrait d’airelles rouges. Les résultats de cette étude sont particulièrement originaux, car selon les données publiées, les doses utilisées sont comparables aux quantités trouvées dans le sang des personnes qui mangent des baies, ce qui montre que les anthocyanes d’airelles rouges pourraient protéger le cœur lorsqu’elles sont ajoutées au régime alimentaire.

Résumé

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2017. Les airelles que l’on cultive dans le nord du Manitoba, au Canada, présentent des concentrations exceptionnellement élevées d’anthocyanes et d’autres polyphénols. Des études antérieures menées dans notre laboratoire ont montré que les anthocyanes d’airelles rouges peuvent protéger les cellules H9c2 contre les lésions liées à l’ischémie-reperfusion, et que les régimes alimentaires riches en anthocyanes sont associés à une baisse des taux de maladie cardiovasculaire et de mortalité. Par ailleurs, le stress oxydatif peut nuire au fonctionnement des cardiomyocytes et déclencher leur apoptose. La présente étude portait sur les effets protecteurs de doses physiologiquement pertinentes d’extraits d’airelles rouges et d’anthocyanes pures contre la mort cellulaire provoquée par le peroxyde d’hydrogène. Après un traitement au peroxyde d’hydrogène, nous avons détecté une apoptose et une nécrose dans les cellules H9c2 à l’aide de la cytométrie de flux utilisant la trousse FLICA 660 caspase 3/7 couplée au YO­PRO­1, puis nous avons confirmé nos observations avec la coloration de Hoechst et la microscopie par fluorescence. Les trois principales anthocyanes présentes dans les airelles rouges (cyanidine-3-galactoside, cyanidine-3-glucoside, et cyanidine-3-arabinoside) ont eu un effet protecteur contre l’apoptose provoquée par le peroxyde d’hydrogène chez les cellules H9c2 à 10 ng mL­1 (20 nmol L­1), et ont permis de rétablir le nombre de cellules viables dans les proportions observées dans le groupe témoin. Une association des 3 anthocyanes a aussi eu un effet protecteur, et l’extrait d’airelles rouges mis à l’essai à 3 concentrations a produit un effet protecteur proportionnel à la dose. En somme, les anthocyanes d’airelles rouges ont protégé les cellules cardiaques contre l’apoptose provoquée par le stress oxydatif et, introduites dans un régime alimentaire, elles pourraient avoir des effets cardioprotecteurs.

Date de publication

2017-01-01