Influence de l’éducation œnologique sur l’évaluation de qualité hédonique et de confiance des vins par des consommateurs du millénaire appartenant à différents groupes ethniques.

Citation

Cliff, M.A., M. Bejaei, M.C. King et D.A. J. McArthur. 2016. Influence of wine education on wine hedonic and confidence ratings by millenial wine consumers of different ethnicities. Beverages 2(4), 32; doi:10.3390/beverages2040032

Résumé en langage clair

On ne comprend pas bien les préférences des consommateurs en matière de vins. On serait porté à croire que ces préférences évoluent dans le temps entre les vins blancs sucrés et les vins rouges corsés au gré de l’expérience et de la familiarité acquises par les consommateurs, mais on ne connaît guère l’évolution des préférences ou de la confiance au gré de l’éducation et de la formation. Des chercheurs ont étudié les variations de l’évaluation faite par les consommateurs, sur le plan de la qualité hédonique et de la confiance, de cinq vins commerciaux de Colombie-Britannique (Ehrenfelser, Chardonnay, rosé, Pinot noir et Cabernet-Merlot) sur une période d’éducation-formation de 12 semaines. Des consommateurs (n = 133) ont répondu à un questionnaire sur les vins et évalué certains vins dans les première et douzième semaines d’un cours universitaire en œnologie comportant des volets en éducation œnologique et en apprentissage sensoriel. Ils ont livré leur appréciation de qualité hédonique (appétence) et de confiance (sûreté) des caractéristiques d’apparence visuelle, d’arôme et de saveur des vins à des échelles de 9 et 5 points respectivement avant et après les 12 semaines. Ils ont été classés selon le sexe (féminin ou masculin), l’âge et l’ethnicité. Les chercheurs ont appliqué les tests de Kruskal-Wallis, Mann-Whitney, Friedman et Wilcoxon (pour échantillons appariés) et le test du khi-carré et calculé les coefficients de corrélation de Spearman pour cerner les effets de l’éducation et de la formation sur les cotes de qualité hédonique et de confiance. En règle générale, les cotes attribuées par les consommateurs (apparence visuelle, arôme et saveur) étaient en hausse significative avec l’éducation-formation pour les vins blancs et le rosé (Ehrenfelser, Chardonnay et rosé) au cours des 12 semaines. Par ailleurs, la confiance des consommateurs s’accroissait largement pour tous les types de vins. En ce qui concerne les trois plus grands sous-groupes de consommateurs (Amérique du Nord, n = 38; Europe, n = 31; Asie, n = 54), l’analyse a permis de constater que les consommateurs nord-américains et européens présentaient des taux significativement supérieurs de fréquence d’achat, de fréquence d’achat de vin canadien, de fréquence de consommation et de connaissance autoévaluée des vins par rapport aux consommateurs asiatiques. Toutefois, ces derniers étaient disposés à payer davantage une bouteille de vin par rapport aux consommateurs nord-américains et européens. Cette recherche nous éclaire sur les consommateurs du millénaire, ainsi que sur la nature et l’ampleur des variations d’appréciation de valeur hédonique et de confiance avec l’éducation et la formation œnologiques.

Résumé

On ne comprend pas bien les préférences des consommateurs en matière de vins. On est porté à croire que ces préférences évoluent dans le temps entre les vins blancs sucrés et les vins rouges corsés au gré de l’expérience et de la familiarité acquises par les consommateurs, mais on ne connaît guère l’évolution des préférences ou de la confiance au gré de l’éducation et de la formation. Des chercheurs ont étudié les variations de l’appréciation faite par les consommateurs, sur le plan de la qualité hédonique et de la confiance, de cinq vins commerciaux de Colombie-Britannique (Ehrenfelser, Chardonnay, rosé, Pinot noir et Cabernet-Merlot) sur une période d’éducation-formation de 12 semaines. Des consommateurs (n = 133) ont répondu à un questionnaire sur les vins et évalué certains vins dans les première et douzième semaines d’un cours universitaire en œnologie comportant des volets en éducation œnologique et en apprentissage sensoriel. Ils ont livré leur appréciation de qualité hédonique (appétence) et de confiance (sûreté) des caractéristiques d’apparence visuelle, d’arôme et de saveur des vins à des échelles de 9 et 5 points respectivement avant et après les 12 semaines en question. Ils ont été classés selon le sexe (féminin ou masculin), l’âge et l’ethnicité.

Date de publication

2016-12-01

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