Hyperparasitisme de l’Ornithomya anchineuria, mouche ectoparasite aviaire de la famille des Hippoboscidae, par l’acarien Myialges cf. borealis, en Alberta, au Canada

Citation

Goater, C.P., Dyck, J., Proctor, H., Floate, K.D. (2018). Hyperparasitism of an Avian Ectoparasitic Hippoboscid Fly, Ornithomya anchineuria, by the Mite, Myialges Cf. Borealis, in Alberta, Canada. Journal of Parasitology, [online] 104(2), 111-116. http://dx.doi.org/10.1645/17-171

Résumé en langage clair

La famille des Hippoboscidae (Diptera) comprend des espèces de mouches ectoparasites d’oiseaux dans l’hémisphère Nord. On sait cependant peu de choses sur la taxinomie et les parasites de ces espèces ainsi que sur leur répartition géographique en Amérique du Nord ou leurs associations avec des hôtes aviaires. À la fin d’août 2013 et 2014, nous avons récolté des mouches hippoboscidés sur des oiseaux vivants capturés à l’aide de filets japonais dans le cadre d’une étude de baguage menée au parc interprovincial des Collines Cypress, dans le sud est de l’Alberta, au Canada. En tout, 113 oiseaux appartenant à neuf espèces ont été examinés en 2013. Dix huit d’entre eux étaient parasités par 1 à 3 Ornithomya anchineuria Speiser (n = 22 mouches; prévalence = 15,9 %). Huit de ces mouches étaient porteuses de 1 à 8 acariens femelles adultes de la famille des Epidermoptidae, attachés aux parties ventrale et postérieure de leur abdomen. Chaque femelle était associée à des masses pouvant comporter jusqu’à 30 œufs pédonculés. La première paire de tarses des acariens femelles adultes était fortement modifiée en une structure d’ancrage permettant une fixation permanente à la cuticule de l’hôte. Les traits morphologiques observés ont permis d’identifier ces acariens comme étant des Myialges cf. borealis Mironov, Skirnisson, Thorarinsdottier et Nielsen. Les séquences du gène COI obtenues de deux acariens différaient de celles précédemment rapportées pour diverses espèces de Myialges et ressemblaient le plus à celles du Myialges trinotoni Cooreman. La rareté des séquences de gènes disponibles pour les acariens du genre Myialges et autres genres apparentés de la famille des Epidermoptidae empêche toute autre conclusion concernant le statut taxinomique des acariens étudiés. Nos résultats permettent d’étendre la répartition antérieure connue de l’O. anchineuria depuis les côtes du Pacifique et de l’Atlantique au Canada vers l’intérieur des terres jusqu’à la voie de migration centrale des Grandes Plaines du Nord et d’améliorer les connaissances limitées disponibles sur les Myialges spp.

Résumé

© American Society of Parasitologists, 2018. La famille des Hippoboscidae (Diptera) comprend des espèces de mouches ectoparasites d’oiseaux dans l’hémisphère Nord. On sait cependant peu de choses sur la taxinomie et les parasites de ces espèces ainsi que sur leur répartition géographique en Amérique du Nord ou leurs associations avec des hôtes aviaires. À la fin d’août 2013 et 2014, nous avons récolté des mouches hippoboscidés sur des oiseaux vivants capturés à l’aide de filets japonais dans le cadre d’une étude de baguage menée au parc interprovincial des Collines Cypress, dans le sud est de l’Alberta, au Canada. En tout, 113 oiseaux appartenant à neuf espèces ont été examinés en 2013. Dix huit d’entre eux étaient parasités par 1 à 3 Ornithomya anchineuria Speiser (n = 22 mouches; prévalence = 15,9 %). Huit de ces mouches étaient porteuses de 1 à 8 acariens femelles adultes de la famille des Epidermoptidae, attachés aux parties ventrale et postérieure de leur abdomen. Chaque femelle était associée à des masses pouvant comporter jusqu’à 30 œufs pédonculés. La première paire de tarses des acariens femelles adultes était fortement modifiée en une structure d’ancrage permettant une fixation permanente à la cuticule de l’hôte. Les traits morphologiques observés ont permis d’identifier ces acariens comme étant des Myialges cf. borealis Mironov, Skirnisson, Thorarinsdottier et Nielsen. Les séquences des gènes de la sous unité 1 de la cytochrome c oxydase (COX1) obtenues de deux acariens différaient de celles précédemment rapportées pour diverses espèces de Myialges et ressemblaient le plus à celles du Myialges trinotoni Cooreman. La rareté des séquences de gènes disponibles pour les acariens du genre Myialges et autres genres apparentés de la famille des Epidermoptidae empêche toute autre conclusion concernant le statut taxinomique des acariens étudiés. Nos résultats permettent d’étendre la répartition antérieure connue de l’O. anchineuria depuis les côtes du Pacifique et de l’Atlantique au Canada vers l’intérieur des terres jusqu’à la voie de migration centrale des Grandes Plaines du Nord et d’améliorer les connaissances limitées disponibles sur les Myialges spp.

Date de publication

2018-04-01

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