Greenhouse gas and ammonia emissions from stored manure from beef cattle supplemented 3-nitrooxypropanol and monensin to reduce enteric methane emissions

Citation

Owens, J.L., Thomas, B.W., Stoeckli, J.L., Beauchemin, K.A., McAllister, T.A., Larney, F.J., Hao, X. (2020). Greenhouse gas and ammonia emissions from stored manure from beef cattle supplemented 3-nitrooxypropanol and monensin to reduce enteric methane emissions, 10(1), http://dx.doi.org/10.1038/s41598-020-75236-w

Résumé en langage clair

Le 3-nitrooxypropanol (3-NOP) est un matériau d’essai qui peut réduire les émissions entériques de méthane des ruminants tels que les bovins de boucherie. On ne sait pas si les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant du fumier de bovins qui ont reçu du 3-NOP diffèrent de celles produites par le fumier classique. S’il y a une différence dans les émissions de GES de ces deux types de fumier, les réductions de GES résultant de la diminution de la production de CH4 dans le rumen qui sont obtenues grâce à la supplémentation alimentaire en 3-NOP pourraient être neutralisées « en aval », par les émissions provenant du fumier. Dans cette étude, nous avons composté et entreposé du fumier de bovins qui avaient reçu des suppléments de 3-NOP, avec et sans monensin, un médicament couramment administré aux bovins de boucherie nord-américains pour améliorer la digestibilité des aliments qu’ils consomment. Le fumier a été composté ou entreposé pendant un total de 202 jours. Le fumier entreposé n’a pas été remué pendant l’essai alors que le fumier composté a été retourné trois fois. Les gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane et oxyde nitreux) ainsi que les émissions d’ammoniac ont été mesurés pendant l’entreposage du fumier. Nous avons aussi estimé les bilans massiques de la matière sèche, du carbone total et de l’azote total afin de déterminer s’il y avait des différences de décomposition entre le fumier classique et le fumier issu de bovins qui avaient reçu du 3-NOP, lorsque ces fumiers étaient compostés ou entreposés en amas.

Résumé

Le 3-nitrooxypropanol (3-NOP) peut réduire les émissions de méthane entériques des bovins de boucherie. En Amérique du Nord, les bovins de boucherie reçoivent souvent un supplément de monensin (un médicament) pour améliorer la digestibilité des aliments qu’ils consomment. Les effets résiduels et confondants d’un tel additif sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) du fumier sont inconnus. Cette étude a permis de vérifier si le carbone, l’azote et les émissions de GES et d’ammoniac du fumier différaient selon qu’ils provenaient de bovins qui recevaient une ration de finition typique avec du 3-NOP (125-200 mg kg-1 de matière sèche [MS]) ou avec du 3-NOP (125-200 mg kg-1 MS) et du monensin (33 mg kg-1 MS) ensemble, par rapport à un témoin (sans supplément) lorsque le fumier était entreposé en amas ou composté pendant 202 jours. Conformément à d’autres études, les émissions cumulées de GES (à l’exception de l’oxyde nitreux) et d’ammoniac étaient plus élevées pour le fumier composté que pour le fumier en entreposé en amas (tous les p < 0,01). Les estimations du bilan massique de la matière sèche, du carbone total et de l’azote total, ainsi que les émissions cumulées de GES et d’ammoniac, provenant du fumier entreposé n’ont pas varié avec le 3-NOP ou le monensin. Au cours de l’expérience, l’ajout de 3-NOP à la ration des bovins de boucherie n’a pas eu d’effet significatif sur les émissions de GES ou de NH3 pendant l’entreposage du fumier dans les conditions de gestion examinées, ce qui laisse supposer que l’ajout de 3-NOP à la ration des bovins n’a pas d’effets résiduels sur la décomposition du fumier, comme on l’avait estimé en utilisant les pertes totales de carbone et d’azote et les émissions de GES.