Genetic diversity of cultivated flax (Linum usitatissimum L.) and its wild progenitor pale flax (Linum bienne Mill.) as revealed by ISSR markers

Citation

Uysal, H., Fu, Y.B., Kurt, O., Peterson, G.W., Diederichsen, A., et Kusters, P.M. (2010). « Genetic diversity of cultivated flax (Linum usitatissimum L.) and its wild progenitor pale flax (Linum bienne Mill.) as revealed by ISSR markers. », Genetic Resources and Crop Evolution, 57(7), p. 1109-1119. doi : 10.1007/s10722-010-9551-y

Résumé

On en connaît peu sur la diversité génétique du lin bisannuel (Linum bienne Mill.), l’ancêtre sauvage du lin cultivé (L. usitatissimum L.), et on trouve rarement du matériel génétique du lin bisannuel ex situ. Nous avons réuni 34 spécimens de lin bisannuel et cinq spécimens de races locales de lin cultivé en Turquie. Nous avons utilisé des marqueurs ISSR pour caractériser ce matériel génétique de lin ainsi que celui d’un cultivar turc, d’un cultivar russe et de cinq cultivars d’hiver de lin cultivé de même que de quatre cultivars de lin à capsules déhiscentes. Vingt-quatre paires d’amorces ISSR ont permis de détecter 311 fragments d’ADN parmi lesquels 298 étaient polymorphes pour l’ensemble des 493 échantillons de lin (environ 10 échantillons par spécimen). La fréquence des fragments polymorphes variait de 0,002 à 0,998, la moyenne étant de 0,38. La diversité génétique spécifique des ISSR (valeurs Fst) variait de 0,469 à 0,514, la moyenne étant de 0,493. Parmi les 50 spécimens analysés, nous avons observé une variation de 49,3 % dans les ISSR, 35,9 % chez les races locales, le lin d’hiver, le lin à capsules déhiscentes et le lin bisannuel, et 38,2 % chez les 34 spécimens de lin bisannuel. Nous avons observé plus de variation dans les marqueurs ISSR du lin bisannuel que dans ceux des races locales de lin cultivé et du lin à capsules déhiscentes, mais moins que chez le lin d’hiver. L’analyse typologique portant sur 493 plantes a révélé que celles-ci étaient surtout groupées selon leur type et que le lin bisannuel était génétiquement plus proche du lin à capsules déhiscentes, puis du lin d’hiver et enfin des races locales de lin cultivé. Nous avons constaté une autocorrélation génétique spatiale significative chez les plantes de lin bisannuel recueillies dans un rayon de 180 km. Les distances génétiques observées chez les spécimens de lin bisannuel étaient significativement liées aux distances géographiques ainsi qu’aux différences d’altitude. Ces résultats nous aident à mieux comprendre la domestication du lin de même que son pool génique primaire.

Date de publication

2010-04-07