Fermentation in vitro et cinétique de dégradation ruminale in situ des plantes fourragères d’été de crucifères

Citation

Keim, J.P., Cabanilla, J., Balocchi, O.A., Pulido, R.G., Bertrand, A. (2018). In vitro fermentation and in situ rumen degradation kinetics of summer forage brassica plants. Animal Production Science, [online] 59(7), 1271-1280. http://dx.doi.org/10.1071/AN17534

Résumé en langage clair

Dans le cadre d’essais in vitro, nous avons comparé cinq variétés de navet et cinq variétés de colza fourragère quant à leur valeur nutritive comme fourrage. Notre étude a confirmé que le navet d’été et le colza fourrager sont des plantes d’appoint très digestibles pour l’alimentation des ruminants, avec une forte concentration de glucides facilement fermentescibles. La plupart des différences observées entre ces deux espèces et entre les variétés des deux espèces sur le plan de la composition chimique et de la cinétique de dégradation n’ont pas entraîné de différences dans les produits de fermentation in vitro. Le potentiel des crucifères d’été comme culture d’appoint et les résultats de la présente étude devraient être validés dans des conditions in vivo, afin de comprendre leurs effets sur la performance des animaux.

Résumé

© 2019 CSIRO. La présente étude visait à évaluer et à comparer la concentration des éléments nutritifs, la fermentation in vitro et les caractéristiques de dégradation ruminale in situ de Brassica rapa ssp. rapa L. (navets) et Brassica napus ssp. biennis L. (colza fourrager). Cinq variétés de chaque espèce ont été établies en trois répétitions sur le terrain et organisées selon un plan emboîté aléatoire en blocs complets. Toutes les variétés ont été récoltées et analysées davantage quant à leur composition chimique, à leur cinétique de production de gaz in vitro, à la production d’acides gras volatils (AGV) et à la cinétique de dégradation in situ de la matière sèche (MS) et des protéines brutes. Les navets présentaient des concentrations plus élevées de cendres, de sucres totaux, de raffinose, de saccharose, de glucose et de fructose (P < 0,001) que le colza fourrager. Les variétés de navet différaient quant à leur teneur en saccharose, en glucose, en fructose et en sucres solubles totaux (P < 0,001), tandis que les variétés de colza différaient quant à leur concentration en fibres au détergent neutre (P = 0,004) et en matière organique digestible par rapport à la matière sèche (P < 0,01). En ce qui concerne les paramètres de dégradation de la matière sèche, les navets avaient une fraction soluble « a » plus élevée (P < 0,01) et une fraction « b » insoluble mais potentiellement dégradable plus faible que le colza, mais le taux de dégradation fractionnaire « c » ( 0,18/h) était similaire à celui du viol. Les taux de production de gaz étaient légèrement plus élevés (P = 0,018) pour le navet que pour le colza. Aucun effet n’a été détecté pour les espèces du genre Brassica ni pour les variétés à l’intérieur des espèces (P > 0,05) pour la production totale d’AGV in vitro, ni pour les proportions relatives d’acétate, de propionate, de butyrate, d’AGV à chaîne ramifiée et le rapport acétate:propionate. Notre étude a montré que la plupart des différences observées sur le plan de la composition chimique et de la cinétique de dégradation ne se traduisaient pas par des différences dans les produits de fermentation in vitro.

Date de publication

2018-01-01

Profils d'auteurs