Étude de la survie et de la reproduction de la cicadelle de l’aster et de la transmission de la jaunisse de l’aster dans des températures statiques et fluctuantes, grâce à la quantification des phytoplasmes par ddPCR

Citation

Bahar, M.H., Wist, T.J., Bekkaoui, D.R., Hegedus, D.D., Olivier, C.Y. (2018). Aster leafhopper survival and reproduction, and Aster yellows transmission under static and fluctuating temperatures, using ddPCR for phytoplasma quantification. Scientific Reports, [online] 8(1), http://dx.doi.org/10.1038/s41598-017-18437-0

Résumé en langage clair

La jaunisse de l’aster (JA) est une importante maladie des plantes cultivées du genre Brassica. Elle est causée par un phytoplasme et est transmise par un insecte vecteur, à savoir la cicadelle de l’aster. Des cicadelles d’aster infectées par des phytoplasmes ont été incubées avec de l’orge, une plante hôte reproductrice, à diverses températures comprises entre 0 °C et 35 °C selon un schéma constant ou fluctuant. À 0 °C, les cicadelles adultes ont survécu 18 jours mais ne se sont pas reproduites, tandis qu’à 35 °C, les insectes sont morts en 18 jours mais ont pu se reproduire avant de mourir. Les fluctuations de température ont haussé la tolérance thermique des cicadelles à 25 °C et ont permis à celles-ci de demeurer fécondes à des températures comprises entre 5 et 20 °C. Les cicadelles adultes ont pu infecter du canola après une incubation de 18 jours à 0-20 °C sur de l’orge et ont produit des symptômes de JA, ce qui indique que le phytoplasme de la JA conserve sa virulence dans cette plage de températures. La présence et le nombre de phytoplasmes de la JA chez les insectes et les plantes ont été confirmés au moyen d’un outil moléculaire : la quantification par PCR numérique à gouttelettes (ddPCR). Le nombre de phytoplasmes chez les cicadelles augmentait avec le temps, mais ne différait pas selon la température. Les températures associées à une saison type de croissance des cultures dans les Prairies canadiennes ne limiteront pas la propagation de la JA par son principal insecte vecteur.

Résumé

© 2017, les auteurs. La jaunisse de l’aster (JA) est une importante maladie des cultures de Brassica, causée par Candidatus Phytoplasma asteris, qui est transmise par un insecte vecteur, à savoir la cicadelle de l’aster (Macrosteles quadrilineatus). Des cicadelles d’aster infectées par des phytoplasmes ont été incubées avec de l’orge (Hordium vulgare), une plante hôte reproductrice, à diverses températures comprises entre 0 °C et 35 °C selon un schéma constant ou fluctuant. À 0 °C, les cicadelles adultes ont survécu 18 jours mais ne se sont pas reproduites, tandis qu’à 35 °C, les insectes sont morts en 18 jours mais ont pu se reproduire avant de mourir. Les fluctuations de température ont haussé la tolérance thermique des cicadelles à 25 °C et ont permis à celles-ci de demeurer fécondes à des températures comprises entre 5 et 20 °C. Les cicadelles adultes ont pu infecter du canola après une incubation de 18 jours à 0-20 °C sur de l’orge et ont produit des symptômes de JA, ce qui indique que le phytoplasme de la JA conserve sa virulence dans cette plage de températures. La présence et le nombre de phytoplasmes de la JA chez les insectes et les plantes ont été confirmés par quantification par PCR numérique à gouttelettes (ddPCR). Le nombre de phytoplasmes chez les cicadelles augmentait avec le temps, mais ne différait pas selon la température. Les températures associées à une saison type de croissance des cultures dans les Prairies canadiennes ne limiteront pas la propagation de la JA par son principal insecte vecteur. De plus, la quantification par ddPCR est utile pour la détection précoce et la quantification exacte des phytoplasmes chez les plantes et les insectes.

Date de publication

2018-12-01

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