Étendue de l’élimination du fumier des installations d'entreposage et incidence sur les émissions gazeuses

Citation

Ngwabie, N.M., Gordon, R.J., VanderZaag, A., Dunfield, K., Sissoko, A., Wagner-Riddle, C. (2016). The Extent of Manure Removal from Storages and Its Impact on Gaseous Emissions. Journal of Environmental Quality, [online] 45(6), 2023-2029. http://dx.doi.org/10.2134/jeq2016.01.0004

Résumé en langage clair

Souvent, lorsqu'on retire le fumier de l’entreposage pour l’appliquer dans les champs, il en reste une petite quantité dans les installations d'entreposage. Ce fumier restant peut introduire des microorganismes dans le fumier frais chargé dans le réservoir, ce qui peut provoquer des émissions de méthane (CH4), d’oxyde nitreux (N2O) et d’ammoniac (NH3). Dans la présente étude, nous avons examiné les effets des résidus de fumier sur ces émissions. Le fumier frais a été chargé dans des réservoirs en béton remplis de différentes quantités de fumier résiduel, et les émissions provenant de ces réservoirs ont été surveillées. Nous avons constaté que les émissions de CH4 augmentaient avec les quantités de fumier restantes allant de 0 % à 20 %. Les résidus de fumier n’ont eu aucun effet observable sur les émissions de N2O et de NH3.

Résumé

© American Society of Agronomy, Crop Science Society of America et Soil Science Society of America. Le fumier qui reste entreposé en raison d’une élimination incomplète est une source d’inoculum microbien qui peut influer sur les émissions de méthane (CH4), d’oxyde nitreux (N2O) et d’ammoniac (NH3) durant l'entreposage subséquent. Pour étudier l’enlèvement du fumier, nous avons chargé du fumier frais dans des réservoirs extérieurs en béton (10,6 m3) contenant du fumier (inoculum) entreposé à six niveaux (0, 5, 10, 15, 20 et 25 %, 0 % représentant un réservoir vide). Les émissions ont été mesurées en continu pendant des périodes d'entreposage de 6 mois (saisons chaudes et froides) à l’aide de chambres à circulation continue. Les flux durant la saison chaude (température moyenne du fumier à 80 cm de profondeur, Tm = 17 °C) étaient 25 fois plus élevés pour le CH4, 20 fois plus élevés pour le N2O et 2,9 fois plus élevés pour le NH3 qu’en saison froide (Tm = 4 °C). Les émissions cumulatives de CH4 ont augmenté de façon linéaire avec la quantité d’inoculum ajoutée durant la saison froide (r2 = 0,98). Une augmentation linéaire semblable de 0 % à 20 % d’inoculum (r2 = 0,91) a été observée durant la saison chaude, après quoi une diminution des émissions de 25 % a été observée. La réduction de l’inoculum de 15 % à 5 % a réduit les émissions de CH4 de 26 % durant la saison chaude et de 45 % durant la saison froide. L’inoculum n’a pas eu d’effet clair sur les émissions de N2O et de NH3, ce qui laisse supposer que le fait de vider complètement les installations d'entreposage du fumier ne modifie pas leurs émissions.

Date de publication

2016-01-01

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