Effets de la concentration et de la source de gras dans l’alimentation de vaches de boucherie en gestation sur la performance avant le vêlage des veaux et le poids à la naissance de la progéniture

Citation

F Añez-Osuna, G Penner, C Fitzsimmons, M Dugan, J Campbell, P Jefferson, H Lardner, J McKinnon, 351 Effects of level and source of fat in the diet of gestating beef cows on progeny performance., Journal of Animal Science, Volume 96, Issue suppl_3, December 2018, Page 175, https://doi.org/10.1093/jas/sky404.381

Résumé en langage clair

Une étude de deux ans a été menée pour que soient évalués les effets de la concentration et de la source de gras dans l’alimentation de vaches de boucherie en gestation sur la performance et le poids à la naissance de la progéniture. Chaque année, les vaches en gestation on reçu l’un des trois régimes d’alimentation : faible en gras (FG) (foin de graminées, de légumineuse, d’orge et orge), riche en gras à base de canola (CAN) (alimentation de base enrichie de canola), ou riche en gras provenant du lin (LIN) (alimentation de base enrichie de lin). Au 160e j, le poids corporel et la note d’état des vaches FG étaient supérieurs à ceux des vaches nourries avec une alimentation RG. Par ailleurs, une alimentation LIN au cours de la gestation s’est soldé par une plus grande concentration de certains acides gras insaturés dans les tissus adipeux souscutanés par rapport à une alimentation CAN. Les vaches nourries avec une alimentation FG au cours de la gestation ont donné naissance à des veaux ayant un poids corporel inférieur à ceux de vaches nourries avec une alimentation RG, mais on n’a observé aucune différence entre les veaux nés de vaches ayant reçu une alimentation CAN ou LIN. En conclusion, ces données laissent croire qu’un enrichissement de l’énergie métabolisable offerte aux vaches de boucherie en gestation, lesquelles sont dépendantes du type d’énergie obtenue par l’alimentation, donne lieu à des veaux ayant un poids corporel supérieur à la naissance lorsque les vaches sont nourries avec une alimentation riche en gras.

Résumé

Une étude de deux ans a été menée pour que soient évalués les effets de la concentration et de la source de gras dans l’alimentation de vaches de boucherie en gestation sur la performance de la progéniture. Chaque année, 75 vaches Angus multipares en gestation (182 ± 4,8 j avant le vêlage) ont été aléatoirement assignées à 15 enclos, qui ont reçu de façon aléatoire l’une des trois alimentations : une alimentation faible en gras (FG; 1,4 ± 0,03% EE) comprenant 72 % de fourrage et 28 % d’orge, et deux régimes riches en gras (RG; 3,3 ± 0,03 % EE) contenant des granulés à base de graines de canola (CAN) ou de graines de lin (LIN) et fournissant 300 g/vache/j de gras comme source d’acides gras monoinsaturés ou polyinsaturés, respectivement. Les régimes d’alimentation ont été formulés pour être isocaloriques, isoazotés et respectaient les exigences nutritionnelles s’appliquant aux deux derniers trimestres de la gestation. Toutes les vaches et les veaux ont été nourris et traités de manière similaire après le vêlage. Les données ont été analysées en fonction des blocs complets randomisés avec des contrastes pour séparer les effets liés à la concentration (FG contre RG) et à la source (CAN contre LIN) de gras. Les dates de vêlage n’étaient pas différentes (p = 0,80) entre les traitements. Les veaux nés de vaches ayant eu une alimentation RG étaient plus lourds (p ≤ 0,04) à la naissance (43,0 ± 0,5 contre 40,0 ± 0,3 kg) et à l’abattage (627 ± 7,1 contre 601 ± 11,4 kg) que ceux des vaches ayant eu une alimentation FG. Après une analyse des données en fonction du sexe, les taurillons de vaches RG étaient plus lourds (p < 0,01) à la naissance que ceux des vaches FG (44,9 ± 0,7 contre 41,5 ± 0,5 kg) et on n’a constaté aucune différence (p = 0,70) entre les taurillons nés de vaches ayant mangé du CAN (44,7 ± 0,7 kg) ou du LIN (45,1 ± 1,2 kg). À l’abattage, les bouvillons de vaches nourries d’une alimentation RG présentaient un gain de poids quotidien cumulatif (1,32 ± 0,02 contre 1,26 ± 0,02 kg/j), un poids corporel après un jeûne de 14 à 16 h (629 ± 7,5 vs. 598 ± 9,5 kg), et un poids de la carcasse à chaud (371 ± 4,3 contre 352 ± 5,2 kg) plus important que ceux nés de vaches ayant eu une alimentation FG, et on n’a observé aucune différence (p ≥ 0,11) entre les bouvillons nés de vaches ayant reçu du CAN et nés de celles ayant mangé du LIN. On n’a constaté aussi aucune différence (p ≥ 0,10) quant à la performance des génisses. Ces résultats indiquent que la performance de la progéniture mâle peut être améliorée en manipulant la concentration de gras dans l’alimentation des vaches de boucherie en gestation, possiblement en raison d’une programmation du développement.

Date de publication

2018-12-12