Effet du type d’urée sur le rendement en grains du maïs et sur l’efficacité d’utilisation de l’azote.

Citation

Gagnon, B., Ziadi, N., et Grant, C.A. (2012). « Effet du type d’urée sur le rendement en grains du maïs et sur l’efficacité d’utilisation de l’azote. », Canadian Journal of Soil Science, 92(2), p. 341-351. doi : 10.4141/CJSS2011-074

Résumé

L’urée à libération lente pourrait s’avérer une bonne stratégie pour accroître l’efficacité des engrais N. Dans le cadre d’une étude de trois ans (2008-2010) effectuée sur un sol argileux près de Québec, au Canada, les auteurs ont comparé l’incidence de l’urée enrobée de polymère (UEP), de l’urée avec inhibiteur de nitrification (UIN), de l’urée granulaire et de la solution azotée 32% (urée et nitrate d’ammonium [UNA]) sur le rendement du maïs, l’accumulation de N dans la plante et la teneur résiduelle en N-NO₃ du sol après la récolte. Outre le traitement témoin sans fertilisation (0 N), la culture de maïs a reçu de l’urée et de l’UEP à raison de 50, 100 et 150 kg de N ha⁻¹, et de l’UIN et UNA à raison de 150 kg N ha⁻¹. L’urée, l’UEP et l’UIN ont é té épandues à la volée avant les semis, alors que l’UNA a é té appliquée en bandes latérales au stade six feuilles du maïs. Le maïs a toujours répondu à l’application de l’engrais, mais cette réponse varie d’une année à l’autre. Lors des années humides (2008 et 2009), l’application d’UEP et d’UIN a entraîné un rendement en grains plus élevé que l’application d’urée, les hausses étant plus importantes pour l’UEP (+0,8 à 1,6 Mg ha⁻¹) que pour l’UIN (+0,3 à 0,6 Mg ha⁻¹). En 2010, une année sèche, aucune différence significative n’a é té observée entre l’urée, l’UEP et l’UIN. Les rendements et l’assimilation apparente du N étaient comparables pour l’UEP et l’UNA, sauf pour l’année sèche, ou` l’UNA a permis à la plante d’accumuler beaucoup plus de N. À la récolte, l’UEP a augmenté les teneurs en N-NO₃ dans le sol à toutes les années. L’analyse économique révèle qu’en dépit d’un couˆ t de 30 % plus élevé, l’UEP procure, à un taux d’application équivalent, un revenu net comparable à l’UNA lors des années humides. Les auteurs en concluent que les agriculteurs pourraient envisager l’application d’urée à libération lente, particulièrement d’UEP, au lieu des applications plus tardives d’UNA en bandes latérales pour fertiliser le maïs cultivé dans l’est du Canada.

Date de publication

2012-12-31