Effect of matrix habitat on the spread of flea beetle introductions for biological control of leafy spurge

Citation

Jonsen, I.D., Bourchier, R.S., et Roland, J. (2007). « Effect of matrix habitat on the spread of flea beetle introductions for biological control of leafy spurge. », Landscape Ecology, 22(6), p. 883-896. doi : 10.1007/s10980-006-9069-z

Résumé

S’il est établi que les matrices d’habitats influent sur les déplacements de nombreuses espèces, il est moins clair que ces effets ont une forte incidence sur la dynamique spatiale des populations et, en particulier, sur la propagation des agents de lutte biologique introduits. Nous avons utilisé un modèle de simulation spatialement explicite paramétré avec des données empiriques pour examiner comment les matrices d’habitats graminéens et arbustifs, chacune offrant un degré de résistance différent à la dispersion, influent sur la propagation et l’impact d’un agent de lutte biologique, l’Aphthona lacertosa, sur une mauvaise herbe envahissante, l’euphorbe ésule. Les prédictions du modèle indiquent que les réponses différentielles à la matrice d’habitats influent peu sur la propagation de l’agent à l’échelle du paysage étudié, et ces prédictions sont appuyées par des modèles statistiques ajustés aux données sur l’incidence de l’A. lacertosa à l’échelle du même paysage. Lors d’une expérimentation subséquente effectuée avec le modèle de simulation, les taux de colonisation par l’A. lacertosa ont semblé dans une large mesure insensibles aux augmentations de la superficie de la matrice d’habitats arbustifs, tenue pour plus restrictive. Toutefois, des simulations effectuées avec une espèce hypothétique présentant un plus grand potentiel global de dispersion mais un taux de dispersion plus faible à travers la matrice d’habitats arbustifs ont révélé que les taux de colonisation diminuaient substantiellement lorsque la proportion relative de la matrice d’habitats arbustifs à l’échelle du paysage s’approchait de 50%. Ces résultats combinés donnent à croire qu’il pourrait être nécessaire d’adapter les méthodes de lâcher en fonction du potentiel de dispersion particulier des différents agents de lutte biologique relâchés à l’échelle du paysage. Toutefois, chez l’A. lacertosa, la structure de la matrice d’habitats semble avoir peu d’effet sur les taux de dispersion.

Date de publication

2007-07-01

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