Continuous cropping and moist deep convection on the canadian prairies

Citation

Shrestha, B.M, Raddatz, R., Desjardins, R.L., et Worth, D.E. (2012). « Continuous Cropping and Moist Deep Convection on the Canadian Prairies. », Atmosphere, 3(4), p. 573-590. doi : 10.3390/atmos3040573

Résumé

Une jachère d’été est une terre agricole qu’on ne cultive pas durant une saison de croissance afin d’en conserver l’humidité du sol. Dans les Prairies canadiennes, depuis que la superficie en jachère d’été a atteint un sommet en 1976, il y a une tendance à la culture continue des champs et à la baisse de la superficie en jachère d’été. Notre étude examine l’effet de ce changement dans l’utilisation des terres sur l’énergie convective potentielle disponible (ECPD), condition nécessaire mais pas suffisante en elle même pour la convection humide profonde. Tout étant égal par ailleurs, une hausse de l’ECPD accroît la probabilité de formation de nuages convectifs et leur intensité lorsqu’ils se forment. Nous avons déterminé des rapports Bowen représentatifs dans les zones de sol noir, de sol brun foncé et de sol brun pour 1976 (l’année où la superficie des jachères d’été était maximale), 2001 (notre année de référence) et 20xx (année hypothétique où la superficie annuelle de terres en culture atteindrait un sommet). Pour chacune de ces années, nous nous sommes servis du rapport Bowen moyen et du rayonnement solaire à midi mesurés au milieu de la saison de croissance pour estimer la réduction de l’indice de soulèvement (IS) à partir de l’évapotranspiration pondérée selon l’utilisation des terres. L’IS étant un indice de l’ECPD, une réduction de l’IS indique une hausse de l’ECPD. Nous avons trouvé les plus grandes réductions de l’IS dans la zone de sol noir, soit -1,61 ± 0,18 en 1976, -1,77 ± 0,14 en 2001 et -1,89 ± 0,16 en 20xx. Ces résultats portent à croire, tout étant égal par ailleurs, que la probabilité de convection humide profonde dans la zone de sol noir était plus faible en 1976 qu’en 2001 et qu’elle sera plus élevée en 20xx lorsque la superficie annuelle de terres en culture sera maximale. La tendance à la culture continue a eu moins d’effet dans les zones de sol brun et de sol brun foncé qui sont plus sèches.