Communication brève : Métabolites sanguins, réserves corporelles et efficacité alimentaire de vaches laitières à forte production dont le pH ruminal varie lorsqu’elles reçoivent un régime alimentaire à haute teneur en concentrés

Citation

Nasrollahi, S.M., Zali, A., Ghorbani, G.R., Kahyani, A., Beauchemin, K.A. (2019). Short communication: Blood metabolites, body reserves, and feed efficiency of high-producing dairy cows that varied in ruminal pH when fed a high-concentrate diet, 102(1), 672-677. http://dx.doi.org/10.3168/jds.2018-15022

Résumé en langage clair

Des études récentes font état d’une grande variation du pH ruminal chez les vaches laitières en lactation, même si elles reçoivent le même régime alimentaire. Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle les métabolites sanguins seraient des indicateurs d’un faible pH ruminal et pourraient être utilisés comme prédicteurs pour aider à gérer cette variabilité. Une étude a été faite en Iran avec 78 vaches laitières en lactation. Les résultats montrent que les vaches dont le pH ruminal diffère présentent également des différences dans la concentration des métabolites sanguins, l’épaisseur du gras dorsal et certains métabolites sanguins. Par conséquent, des métabolites sanguins (AST) pourraient être un indicateur ou un biomarqueur du pH ruminal chez les vaches laitières.

Résumé

©American Dairy Science Association, 2019. Des études récentes font état d’une grande variation du pH ruminal chez les vaches laitières en lactation, même si elles reçoivent le même régime alimentaire. Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle les métabolites sanguins seraient des indicateurs d’un faible pH ruminal et pourraient être utilisés comme prédicteurs pour aider à gérer cette variabilité. L’objectif de l’étude était de déterminer si la concentration des métabolites sanguins, les réserves corporelles et l’efficacité alimentaire étaient associées au pH ruminal chez les vaches laitières à forte production recevant une ration à teneur élevée en concentrés. Soixante-dix-huit vaches laitières en lactation nourries individuellement (jours de lactation = 103 ± 27; poids corporel = 638 ± 77 kg au début; moyenne ± écart-type) ont reçu une ration composée de 35 % de fourrage et de 65 % de concentré (sur la base de la matière sèche). Une période d’adaptation de 14 jours a précédé la période de prélèvement d’échantillons de 10 jours. Le pH ruminal a été mesuré par ruminocentèse chez toutes les vaches à la fin de l’étude, 4 heures après le repas, et le pH réticulaire a été mesuré pendant 5 jours consécutifs sur un sous-échantillon de 14 vaches munies de capteurs à demeure. Les vaches ont été classées en fonction du pH ruminal : pH élevé (pH ≥ 6,0; n = 26), pH moyen (5,8 ≤ pH < 6; n = 21) et pH faible (pH < 5,8; n = 31). Les vaches ont également été classées en fonction du pH réticulaire : pH élevé si le pH < 5,8 persistait < 330 min/j (une moyenne de 78 min/j; n = 5) ou pH faible si la durée du pH < 5,8 était ≥ 330 min/j (une moyenne de 920 min/j; n = 9). La classification basée sur le pH ruminal a révélé que l’activité sérique de l’aspartate aminotransférase (AST) était plus importante chez les vaches qui avaient un faible pH ruminal (70,7 U/L) que chez celles qui avaient un pH ruminal élevé (56,6 U/L) ou moyen (59,9 U/L). De plus, la concentration de l’azote uréique sanguin était plus élevée chez les vaches qui avaient un faible pH ruminal (13,6 mg/dL) que chez celles qui avaient un pH ruminal moyen (12,2 mg/dL) ou élevé (12,5 mg/dL). La concentration d’albumine dans le sang était plus élevée chez les vaches qui avaient un pH ruminal faible que chez celles qui avaient un pH ruminal moyen ou élevé. La classification basée sur le pH réticulaire a également permis de constater chez les vaches à faible pH, une tendance à une plus grande activité de l’AST et une plus grande concentration d’azote uréique dans le sang. L’analyse de régression a montré qu’une concentration sérique élevée d’AST était associée à une concentration élevée de valérate dans le liquide ruminal (R2 = 0,14), à un faible pH ruminal (R2 = 0,10) et à un faible pourcentage de matières grasses dans le lait (R2 = 0,06). Le glucose, les triglycérides, le cholestérol, la globuline, les phosphates alcalins et l’amyloïde A sérique ne différaient pas entre les classes de pH ruminal. Les vaches à faible pH (réticulaire et ruminal) avaient une épaisseur de gras dorsal moins importante mesurée par ultrasons, et les vaches à faible pH ruminal avaient tendance à avoir un rapport lait/aliment plus élevé. Les résultats montrent que les vaches dont le pH ruminal était différent avaient également des concentrations différentes de métabolites sanguins et une épaisseur de gras dorsal différente; l’activité de l’AST dans le sang pourrait être un indicateur plausible du pH ruminal chez les vaches laitières. Des études supplémentaires sur l’applicabilité de l’AST dans le sang comme biomarqueur pour détecter un faible pH ruminal chez les vaches laitières sont justifiées.

Date de publication

2019-01-01

Profils d'auteurs