Changements dans l’utilisation et la gestion des terres selon le type d’exploitation agricole et incidence sur la couverture du sol au Canada, de 1991 à 2011

Citation

Liu, J., Huffman, T., Green, M., Joosse, P., Martin, T. (2020). Changes in land use and management by farm type and the impact on soil cover in Canada, 1991–2011. Ecological Indicators, [online] 116 http://dx.doi.org/10.1016/j.ecolind.2020.106531

Résumé en langage clair

Une série d’indicateurs a été mise au point au Canada pour évaluer et rendre compte de l’état et des tendances de la performance agroenvironnementale en fonction des effets des activités de production agricole. Les indicateurs comprennent des modèles axés sur les effets des pratiques de gestion des terres sur l’érosion des sols, la contamination de l’eau, les émissions de gaz à effet de serre, le carbone organique du sol et l’habitat faunique. La couverture du sol est l’un de ces indicateurs et se rapporte à la protection du sol assurée par le couvert végétal, les résidus de culture et la neige. Elle est quantifiée par le nombre équivalent de jours dans une année pendant lesquels le sol n’est pas exposé, et est fonction du type de culture, du rendement en biomasse, du travail du sol, des pratiques de gestion des résidus et des conditions météorologiques (de la neige). Une couverture du sol plus importante signifie un risque moindre d’érosion, un meilleur maintien du carbone organique du sol, une amélioration de l’habitat faunique et des émissions de gaz à effet de serre plus faibles. L’indicateur de couverture du sol a été calculé et présenté sur une base spatiale pour l’ensemble du pays tous les cinq ans depuis 1981. Dans un premier temps dans cette direction, nous avons mis au point une base de données sur les « types d’exploitations agricoles » fondée sur un cadre spatial d’écostratification, et nous avons appliqué le modèle l’indicateur de couverture du sol pour chaque type d’exploitation agricole afin d’évaluer son niveau et les changements relatifs aux différents types d’exploitations au cours de la période de 1991 à 2011. La base de données a permis de déterminer la composition des utilisations des terres et la variabilité spatio-temporelle typiques de différents types d’exploitations. Les résultats ont montré que les exploitations de bovins de boucherie, d’autres types d’élevage et d’autres cultures fournissent la couverture du sol la plus élevée, les exploitations laitières et avicoles en fournissent des niveaux modérés, et les exploitations de grandes cultures, les exploitations porcines et les exploitations fruitières et maraîchères ont les niveaux les plus faibles. L’analyse temporelle indique une amélioration générale de la couverture du sol dans la plupart des types d’exploitations agricoles de 1991 à 2011. La base de données sur les types d’exploitations agricoles fournit un cadre de travail différent de celui des unités géographiques/superficielles pour l’évaluation de la durabilité agroenvironnementale.

Résumé

© 2020 Une série d’indicateurs a été mise au point au Canada pour évaluer l’état et les tendances de la performance agro-environnementale selon l’incidence des activités de production agricole et en faire rapport. Les indicateurs comprennent des modèles axés sur les effets des pratiques de gestion des terres sur l’érosion des sols, la contamination de l’eau, les émissions de gaz à effet de serre, le carbone organique du sol et l’habitat faunique. La couverture du sol est l’un de ces indicateurs et se rapporte à la protection du sol assurée par le couvert végétal, les résidus de culture et la neige. Elle est quantifiée par le nombre équivalent de jours dans une année pendant lesquels le sol n’est pas exposé, et est fonction du type de culture, du rendement en biomasse, du travail du sol, des pratiques de gestion des résidus et des conditions météorologiques (de la neige). Une couverture du sol plus importante signifie un risque moindre d’érosion, un meilleur maintien du carbone organique du sol, une amélioration de l’habitat faunique et des émissions de gaz à effet de serre plus faibles. L’indicateur de couverture du sol est calculé et communiqué sur une base spatiale pour l’ensemble du pays tous les cinq ans depuis 1981. À l’heure actuelle, le programme des indicateurs agroenvironnementaux est en train d’être réorienté vers l’évaluation de la durabilité environnementale de différents secteurs de production (bœuf, porc, produits laitiers, céréales, oléagineux, etc.) et des produits (lait, œufs, bœuf, porc, etc.) plutôt que des unités géographiques/superficielles comme les polygones de sol ou les bassins hydrographiques. Dans un premier temps, nous avons mis au point une base de données sur les « types d’exploitations agricoles » selon un cadre spatial d’écostratification et avons appliqué l’indicateur de couverture du sol à chaque type d’exploitations afin d’évaluer les niveaux et les changements associés aux différents types d’exploitations au cours de la période. de 1991 à 2011. La base de données a permis de déterminer la composition des utilisations des terres et leur variabilité spatio-temporelle typiques de différents types d’exploitations agricoles. Les résultats initiaux indiquent que les exploitations de bovins de boucherie, d’autres types d’élevage et d’autres cultures fournissent la plus grande couverture du sol, les exploitations laitières et les exploitations avicoles en fournissent des niveaux modérés, et les exploitations de grandes cultures, les exploitations porcines et les exploitations fruitières et maraîchères les plus faibles. L’analyse temporelle indique une amélioration générale de la couverture du sol dans la plupart des types d’exploitations de 1991 à 2011.