Bilan énergétique de la production de biodiesel à partir du soja et du canola au Canada.

Citation

Smith, E.G., Janzen, H.H., et Newlands, N.K. (2007). « Bilan énergétique de la production de biodiesel à partir du soja et du canola au Canada. », Canadian Journal of Plant Science, 87(4), p. 793-801. doi : 10.4141/CJPS06067

Résumé

Pour l’instant, le Canada produit surtout du biodiesel à partir d’huiles recyclées et de graisses animales. Pour que le biodiesel remplace cinq pour cent du diesel utilisé, comme le souhaite le gouvernement, on devra également recourir à de l’huile végétale vierge comme matière première, sans doute celle extraite du soja ou du canola. Dans cet article, les auteurs dressent le bilan énergétique du cycle de vie du biodiesel issu de l’huile de soja et de l’huile de canola dans les conditions particulières au Canada. Les trois grandes opérations exigeant un apport d’énergie sont la production de la culture, l’extraction de l’huile et la transformation de cette dernière en biodiesel par trans-estérification. Par unité de rendement grainier, la culture du canola demande environ trois fois plus d’énergie que celle du soja, principalement à cause d’une plus grande utilisation d’engrais azotés. L’extraction et le conditionnement de l’huile du soja exigent toutefois plus d’énergie par unité. Les auteurs ont réparti l’énergie entre les sous-produits en recourant à l’approche de développement d’un système. Le tourteau protéiné prend environ 12 % de l’énergie dépensée pour produire le canola et en extraire l’huile, comparativement à 37 % dans le cas du soja. L’énergie absorbée par la glycérine durant la trans-estéfification a été attribuée selon le poids (11,4 %). Le ratio entre l’énergie produite sous forme de biodiesel et l’énergie utilisée varie de 2,08 à 2,41. Ce ratio est similaire pour le soja et le canola : le premier demande moins d’énergie mais donne moins d’huile que le canola pour un poids déterminé de graines.

Date de publication

2007-01-01

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