Analyse comparative de la teneur en huile et en protéines et du rendement grainier de cinq Brassicacées oléagineuses dans les Prairies canadiennes

Citation

Hossain, Z., Johnson, E.N., Wang, L., Blackshaw, R.E., Gan, Y. (2019). Comparative analysis of oil and protein content and seed yield of five Brassicaceae oilseeds on the Canadian prairie. Industrial Crops and Products, [online] 136 77-86. http://dx.doi.org/10.1016/j.indcrop.2019.05.001

Résumé en langage clair

Les protéines d’origine végétale sont généralement préférées pour la consommation humaine, tandis que l’huile végétale devient de plus en plus populaire à des fins industrielles. Il est important d’évaluer le potentiel de production d’huile et de protéines des Brassicacées oléagineuses non traditionnelles en vue de leur utilisation en tant que matière première. Dans la présente étude, nous avons déterminé les teneurs en huile et en protéines et leur relation avec le rendement grainier chez la moutarde chinoise (Brassica juncea L.), le canola (Brassica napus L), la caméline (Camelina sativa L.), la moutarde d’Éthiopie (Brassica carinata A. Braun ) et la moutarde blanche (Sinapis alba L.) cultivés dans divers environnements. Ces oléagineux ont été étudiés à Lethbridge, Scott et Swift Current, dans les Prairies canadiennes, de 2014 à 2016. Les teneurs en huile et en protéines des graines étaient inversement corrélées, et il y avait une grande variation entre les oléagineux. Les teneurs en huile et en protéines du canola étaient de 48 % et de 22 %, respectivement, tandis que le S. alba avait la teneur en huile la plus faible (29 %), mais la teneur en protéines la plus élevée (34 %). Le rendement en huile (concentration d’huile par masse de graines) était significativement plus élevé chez le canola (1358 kg ha−1) que chez les autres oléagineux. Le rendement en protéines se situait dans une fourchette étroite, le plus élevé se trouvant chez le canola et le S. alba (617 et 597 kg ha−1, respectivement), et le plus faible, chez la caméline (456 kg ha−1). Le rendement en huile était généralement plus élevé les années-sites où les précipitations étaient plus élevées et les températures, plus basses durant le remplissage du grain, tandis que le rendement en protéines ne montrait pas de tendance constante selon les conditions de croissance. Si l’on considère les rendements en huile et en protéines d’une année-site à l’autre, le B. juncea et le B. carinata pourraient constituer des solutions de rechange au colza conventionnel comme source de matières premières industrielles dans les Prairies canadiennes.

Résumé

© 2019. Les protéines d’origine végétale sont généralement préférées pour la consommation humaine, tandis que l’huile végétale devient de plus en plus populaire à des fins industrielles. Il est important d’évaluer le potentiel de production d’huile et de protéines des Brassicacées oléagineuses non traditionnelles en vue de leur utilisation en tant que matière première. Dans la présente étude, nous avons déterminé les teneurs en huile et en protéines et leur relation avec le rendement grainier chez la moutarde chinoise (Brassica juncea L.), le canola (Brassica napus L), la caméline (Camelina sativa L.), la moutarde d’Éthiopie (Brassica carinata A. Braun ) et la moutarde blanche (Sinapis alba L.) cultivés dans divers environnements. Ces oléagineux ont été étudiés à Lethbridge, Scott et Swift Current, dans les Prairies canadiennes, de 2014 à 2016. Les teneurs en huile et en protéines des graines étaient inversement corrélées, et il y avait une grande variation entre les oléagineux. Les teneurs en huile et en protéines du canola étaient de 48 % et de 22 %, respectivement, tandis que le S. alba avait la teneur en huile la plus faible (29 %), mais la teneur en protéines la plus élevée (34 %). Le rendement en huile (concentration d’huile par masse de graines) était significativement plus élevé chez le canola (1358 kg ha−1) que chez les autres oléagineux. Le rendement en protéines se situait dans une fourchette étroite, le plus élevé se trouvant chez le canola et le S. alba (617 et 597 kg ha−1, respectivement), et le plus faible, chez la caméline (456 kg ha−1). Le rendement en huile était généralement plus élevé les années-sites où les précipitations étaient plus élevées et les températures, plus basses durant le remplissage du grain, tandis que le rendement en protéines ne montrait pas de tendance constante selon les conditions de croissance. Si l’on considère les rendements en huile et en protéines d’une année-site à l’autre, le B. juncea et le B. carinata pourraient constituer des solutions de rechange au colza conventionnel comme source de matières premières industrielles dans les Prairies canadiennes.

Date de publication

2019-09-15

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