Sara L. Martin Ph.D.

Chercheuse
Agriculture et Agroalimentaire Canada

Recherche et / ou projets en cours

  • Détermination du potentiel de dispersion transgénique (brassicacées)
  • Compréhension de l’évolution et de la propagation de la résistance aux herbicides
  • Amélioration de la disponibilité des renseignements sur les ressources biologiques (brassicacées)
  • Compréhension du rôle de la polyploïdisation du point de vue de l’évolution

Énoncés de recherches/projets

 Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, la lutte contre les mauvaises herbes a été effectuée au moyen du désherbage manuel, qui exige un travail intensif. Les herbicides, qui sont apparus dans les années 1940, ont révolutionné la lutte contre les mauvaises herbes au Canada et mené à une relative abondance d’aliments par unité de travail dans la plupart des pays industrialisés. Cependant, 60 mauvaises herbes ont développé une résistance aux herbicides au Canada, et l’on estime qu’elles coûtent aux agriculteurs des Prairies canadiennes la somme annuelle de 1,1 à 1,5 milliard de dollars. Aux États-Unis, les agriculteurs retournent au désherbage manuel parce que les herbicides sont devenus inefficaces (p. ex., en 2016, 85 % du coton produit en Géorgie a été désherbé à la main).

              La résistance aux herbicides représente une menace évidente pour la production agricole au Canada et l’échelle mondiale.

Mes recherches ont pour but d’examiner cette menace à la chaîne de valeur 1) en déterminant le potentiel de propagation des transgènes de résistance aux herbicides vers des mauvaises herbes apparentées et 2) en comprenant les conséquences sur l’évolution d’une résistance aux herbicides survenant chez les espèces de mauvaises herbes. Mes travaux de recherche ont une pertinence pour les neuf secteurs. Ils s’inscrivent cependant plus particulièrement dans le secteur de la biodiversité et des ressources biologiques :

                 1) en améliorant nos connaissances sur les espèces résistantes aux herbicides;

                 2) en améliorant notre compréhension de la biodiversité canadienne par l’étude des espèces de brassicacées sauvages pouvant recevoir des transgènes;

                 3) en fournissant des données scientifiques officielles pour aider l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) à répondre aux exigences des lois nationales, comme la Loi sur la protection des végétaux, le Règlement sur la protection des végétaux, la Loi sur les semences et le Règlement sur les semences (partie 5).

Je suis davantage une biologiste évolutionniste qu’une agronome et j’aborde les projets dans cette optique. Je combine travail sur le terrain et méthodes moléculaires, ce qui permet de comprendre mieux que jamais les processus évolutifs.

Activités professionnelles / intérêts

Domaines de recherche

  • Phytotaxonomie, écologie et évolution
  • Mauvaises herbes et espèces envahissantes
  • Génétique et génomique des végétaux
  • Polyploïdie

Domaines d’expertise technique

  • Cytométrie de flux et cytologie
  • Génétique et génomique (ddRADTAG et PacBio)
  • Bioinformatique (p. ex., génétique des populations et assemblage génomique)
  • Statistiques (R)
  • Travail sur le terrain

Principales publications

Pour une liste complète de publications, visitez : AAC en ligne